
Comment bien faire et ce que les hôtes doivent savoir avant d'accueillir des campeurs. Du permis de construire aux différentes zones jusqu'à la taxe de séjour, avec les contacts de tous les cantons.
L'offre de camping classique ne suit pas. Outre les aires officielles, ce sont de plus en plus des hôtes qui comblent le manque avec des places dans des fermes et des prés, en pleine nature.
Le hic: un emplacement est une installation. Même sans travaux, une utilisation régulière comme emplacement a des effets sur le territoire et l'environnement. C'est pourquoi elle nécessite en général une autorisation (art. 22 LAT).
Si tu loues régulièrement à des inconnus, il te faut un permis de construire. Laisser des amis dormir chez toi de temps en temps, c'est autre chose.
La plupart des jardins privés se trouvent en zone d'habitation, où les emplacements commerciaux ne sont pas autorisés.
Accès, eau, eaux usées, électricité, toilettes et déchets doivent être réglés.
Hors de la zone à bâtir, un emplacement payant n'est en principe pas autorisé. Il n'est généralement accordé que comme activité accessoire d'une exploitation agricole.
La commune intervient sur dénonciation. Un signalement du voisinage suffit.
Une ferme peut-elle proposer aux campeurs une place pour la nuit?
Cela dépend du canton. Chaque canton fixe ses propres règles et les communes décident elles-mêmes de la taxe de séjour et du stationnement. En 2024, le Conseil fédéral n'a vu aucune nécessité d'agir et aucune solution uniforme n'est en vue.
Un emplacement directement à la ferme est autorisé sans permis, mais seulement du 1er mai au
31 octobre.
Un emplacement directement à la ferme est autorisé sans permis tant qu'il est occupé moins de 30 jours par saison.
Quiconque accueille exceptionnellement des hôtes pour la nuit doit l'annoncer à la commune. Pour des hôtes réguliers, un permis de construire est nécessaire.
Dès que des hôtes passent régulièrement la nuit, une autorisation est toujours nécessaire.
Certaines surfaces sont totalement exclues pour des emplacements, d'autres ne sont possibles qu'avec des conditions. Vérifie ta parcelle avant de planifier.
Pour un aperçu rapide, consulte map.geo.admin.ch. Le cadastre RDPPF de ton canton fait foi: il montre toutes les zones et restrictions de chaque parcelle.
Une grande plateforme gagne de l'argent sur chaque réservation. Selon ses conditions générales, c'est pourtant l'hôte qui répond des autorisations, de la taxe de séjour et des impôts. Si l'autorité vient, elle frappe à ta porte, pas à celle de la plateforme.
Qui fait l'intermédiaire doit en porter la responsabilité.
Une place stabilisée dans une zone adaptée, par exemple une zone mixte ou de loisirs, est la voie la plus simple.
Parler d'abord avec la commune et l'office cantonal, puis investir.
Berne, Lucerne, les Grisons, Nidwald et Uri, par exemple, ont leurs propres règles. Tu trouveras les liens plus bas.
Avec un lien à la ferme, comme un brunch à la ferme ou une fromagerie de démonstration, le Conseil fédéral juge au maximum 3 à 5 emplacements autorisables.
Dans le canton de Berne, 3 emplacements sont autorisés sans permis pendant deux saisons au maximum.
Un emplacement n'est légal qu'avec taxe de séjour et annonce des hôtes. La commune fixe le montant de la taxe. Qui héberge à titre professionnel annonce les hôtes étrangers à l'autorité cantonale (art. 16 LEI). Avec Parkn'Sleep, la taxe est réglée automatiquement.
Pour les emplacements hors de la zone à bâtir, c'est le canton qui décide, à l'intérieur généralement la commune. Tu trouveras ici pour les 26 cantons l'office compétent, les aide-mémoire existants et le cadastre RDPPF. Les noms des offices et les documents sont dans la langue officielle de chaque canton.
Avec 250 communes suisses, nous avons automatisé la taxe de séjour.
Ce contact direct aide nos hôtes sur le chemin d'un emplacement légal.
